Procréation médicalement assistée et anonymat : panorama international

lundi 22 septembre 2014


Brigitte Feuillet-Liger - Editions Emile Bruylant - Collection "Droit, bioéthique et société" - juin 2009 - 318 p.


Si depuis 30 ans, la médecine de la reproduction s’est considérablement développée pour venir en aide aux couples confrontés à l’impossibilité de concevoir naturellement, c’est généralement avec l’objectif initial de favoriser une conception avec les gamètes du couple. Le développement successif de l’Insémination Artificielle et de la Fécondation In Vitro a néanmoins permis dans le même temps de faire émerger différentes possibilités alternatives à la conception, en transgressant notamment le principe de la filiation biologique. Un couple peut aujourd’hui en toute légalité concevoir un enfant avec un autre gamète que le sien et même envisager l’accueil d’un embryon initialement conçu par un autre couple. Mais dès lors qu’elle doit être médicalisée, la procréation a la particularité de ne plus rester un acte privé. L’introduction de nouveaux acteurs que sont le médecin et les donneurs de gamètes ou d’embryons, implique de fait la société, laquelle est intervenue en officialisant et en régulant la pratique de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), aussi bien homologue (avec les gamètes du couple) qu’hétérologue (avec tiers donneur) dès 1994.