Questions d’éthique relatives au prélèvement et au don d’organes à des fins de transplantation

vendredi 17 mai 2013


Avis n° 115 - Membres du groupe de travail, Annick Alpérovitch, François Beaufils, Sylvie Cazalot, Anne-Marie Dickelé, Frédérique Dreifuss-Netter, Roger-Pol Droit, Patrick Gaudray, Marie-Thérèse Hermange, Pierre Le Coz, Claude Matuchansky - Les Cahiers du Comité consultatif national d’éthique - n° 69/70 - 2011 - p. 6-18


Notant un manque de don d’organes en France, le CCNE recommande une information "diffusée plus largement" sur les conditions légales du prélèvement post mortem. Il rappelle que cette situation de "pénurie", terme trop économique, qui se heurte selon lui au principe d’indisponibilité du corps humain, ne doit en aucun cas conduire à des dérives intentant à la vie des donneurs potentiels. A ce titre, le Comité recommande une séparation nette entre les équipes de réanimation et les équipes de prélèvement. De plus, il souligne la nécessité de connaître les circonstances des décès susceptibles de donner lieu à des prélèvements d’organes, tant pour les futurs donneurs que pour le personnel médical et soignant. Il pointe à ce titre le manque de responsables pour coordonner la transplantation en France.