La place du témoignage dans la reconnaissance du pouvoir de guérir

mercredi 20 mars 2013


Alain Thomasset - Editions du Cerf - Revue d’éthique et de théologie morale - 2011/HS - n° 266 - p. 67-79


La reconnaissance d’un pouvoir (dont celui de guérir) est toujours fragile et suppose un acte de créance sociale où le témoignage joue un rôle essentiel, même s’il reste partiel. Celui-ci correspond aussi au contexte actuel qui valorise l’histoire, la liberté, l’authenticité et la singularité des sujets. Dans la recherche de la vérité, le témoignage est une interprétation qui reste de l’ordre du "probable" et non du "nécessaire". Par sa puissance d’identification, il peut susciter la conviction et l’adhésion. En même temps, il reste une médiation fragile. Plusieurs critères sont examinés pour en tester la validité : le passage d’un récit-narration à un récit-confession, la qualité du témoignage et sa capacité à faire signe, la qualité du témoin et son engagement envers sa cause.