Guérir : un désir, un rêve ; une fonction sociale, entre compétence et charisme ; un don gratuit ou un devoir moral

mercredi 20 mars 2013


Jean-Marie Gueullette - Editions du Cerf - Revue d’éthique et de théologie morale - 2011/HS - n° 266 - p. 9-32


Guérir apparaît dans le discours bien au-delà des signes physiques de guérison qui sont identifiés comme la conséquence d’un processus thérapeutique efficace. Il est bien difficile, de ce fait, de donner une définition précise de ce qu’est la guérison, mais cela n’empêche pas d’analyser comment l’être humain, confronté à la souffrance et à la maladie, est porteur, sous ce vocable, d’un désir de normalité, d’une attente de salut qui vont le conduire à s’en remettre à des membres de sa communauté humaine culturellement identifiés comme porteurs d’un pouvoir de guérir. Les modalités de cette reconnaissance sociale sont le premier registre de régulation du pouvoir de guérir, l’autre étant celui de l’éthique de la pratique thérapeutique elle-même.