L’ultime transgression. Refaçonner l’homme

lundi 28 janvier 2013


Jean-Pierre Dickes - Editions de Chiré - 86190 Chiré-en-Montreuil - 2012 - 288 p.


En 2007, le professeur Schaffer de Temple University (Pennsylvanie) met au point un liquide amniotique permettant de développer un enfant dans des éprouvettes et des couveuses. Un utérus artificiel est mis au point à Nottingham en 2012. En 2008, le docteur Wood de l’université de La Jolla (Californie), réussit le premier clonage humain. En 2010, Craig Venter "détricote" l’ADN du génome entier d’un microbe. Il en reconstruit un autre : c’est la première espèce au monde créée par l’homme. Fin 2011, IBM annonce que par le projet Synapse, il a pratiquement terminé la construction d’un cerveau artificiel. Début 2012, l’aéroport d’Orly met en service des "hommes virtuels" appelés hologrammes qui renseignent les passagers. Ce sont des ordinateurs. Le 3 juillet 2012, le Daily Mail annonce la réalisation des premiers humains mutants (St Barnabas Center, New Jersey). Trente enfants sont issus des gènes de trois parents. Le 20 juillet 2012, un savant américain de Harvard déclare qu’il va être transformé en cyborg après s’être suicidé : il espère atteindre l’immortalité.


Toutes ces découvertes posent la question de l’avenir de l’homme. Mais quelle sera la transgression suprême qui fera disparaître l’espèce humaine elle-même ? Le docteur Jean-Pierre Dickès, écrivain, spécialiste en bioéthique et auteur d’un précédent ouvrage appelé L’Homme Artificiel, dresse les contours de l’humanité future.