Le clonage humain et la condition filiale. Recherche de théologie morale

lundi 28 janvier 2013


Jacques de Longeaux - Préface d’Alain Mattheeuws - Paris Collège des Bernardins - 2012 - 544 p.*


Parmi les innovations biotechnologiques, le clonage est l’une de celles qui a soulevé le plus d’émotion et suscité le plus grand nombre de commentaires. Depuis la brebis Dolly, conçue de façon asexuée par transfert de noyau, un vaste débat éthique a été engagé sur la légitimité de produire des embryons humains et de faire naître des enfants par ce moyen.


Certes, la technique n’est-elle pas encore maîtrisée sur l’homme, mais elle le sera sans doute un jour. Nos sociétés seront alors affrontées à des choix cruciaux. Les barrières juridiques actuelles seront certainement contestées. Il est nécessaire de mener une réflexion éthique en amont, qui examine les valeurs proprement humaines qui sont engagées.


Nous proposons ici une contribution à ce travail commun. L’approche philosophique et théologique met en évidence que le clonage, quelle que soit sa finalité, atteint gravement la personne humaine dans sa condition et sa dignité filiale.


 


Cette approche éthique et théologique de la question du clonage humain s’attache à évaluer les valeurs proprement humaines qui sont engagées dans sa mise en pratique. Prêtre et professeur de théologie morale, J. de Longeaux montre de quelle façon le clonage atteint la condition humaine et la nature de la filiation.