L’Homosexualité en vérité

mercredi 20 mars 2013


Philippe Ariño - Frédéric Aimard Éditeur - 2012 - 96 p.


"Ce qu’est l’homosexualité"


On ferait une erreur en dissertant sur le "mariage homosexuel" sans tenter de savoir ce qu’est l’homosexualité. Je fais des conférences pour l’expliquer et rares sont les questions sur le mariage après mon intervention. L’homosexualité, c’est avant tout un désir. Ce désir est une donnée physiologique qui s’impose à l’individu sans qu’il l’ait a priori choisie. Passager chez beaucoup, il peut se révéler durable chez d’autres, sans abolir pour autant la seule distinction fondatrice de la vie humaine : la différence des sexes.


Le monde ne se divise pas, comme on voudrait nous le faire croire, entre "les homos" d’un côté et "les hétéros" de l’autre, il ne se partage qu’entre hommes et femmes. Le désir homosexuel est plus sincère que vrai, parce qu’il a fui le réel et son roc : la différence des sexes sans laquelle nous n’existerions pas. Ce n’est pas un désir stable, ni libre. Il apparaît toujours dans des contextes humains où le fantasme et la pulsion ont pris le pas sur la réalité. C’est pourquoi il a du mal à s’incarner paisiblement dans une relation durable. Il ne suffit pas d’accoler le mot "amour" à tout type de relation pour la rendre solide et incontestable.


Quand je vois comment les couples homosexuels que je connais ont du mal à durer, et à durer dans la joie, j’ai des raisons de croire que le désir homosexuel est un amour plus limité, moins comblant que le désir entre un homme et une femme. Ce désir dit un inachèvement. Freud a décrit l’homosexualité comme un "arrêt dans le développement psychosexuel" d’un individu. Ce n’est pas une maladie, ce n’est pas une tare, c’est plutôt une blessure. Beaucoup de personnes homosexuelles décrivent l’homosexualité comme une cicatrice, une fêlure. Et une blessure, ça ne définit pas une personne dans son entier.


Que penser maintenant du mariage entre personnes de même sexe ? Là aussi, prenons les choses à l’endroit. Le mariage construit le lien entre nature et désir. Il induit la filiation biologique. Or la structure conjugale homosexuelle ne la permet pas. Quant à la famille homoparentale, il s’agit là aussi d’une fiction. Le couple homosexuel n’est pas procréatif et ne fondera jamais une famille naturelle. De peur de paraître "homophobes", les responsables politiques qui s’opposent à ce projet n’osent pas rappeler cette réalité.Ils se rabattent sur la conséquence de cette loi, l’adoption. Ce n’est pas un mauvais argument en soi mais c’est une réponse par défaut. Ils ne parlent pas des limites du couple homosexuel, du caractère non procréatif de la conjugalité homosexuelle, de la nature du désir homosexuel. Une loi ne changerait rien à ces réalités !


L’autorisation à "se marier" n’apportera pas plus d’amour dans les couples homosexuels qu’avant. En revanche, les vrais drames, les vraies blessures, nous les verrons socialement sur la durée. Une société qui déforme certaines réalités humaines, comme la famille, l’amour, l’arrivée au monde, à travers des lois inutiles, inadaptées et non conformes au réel, s’apprête à accueillir les yeux fermés des formes inédites de névroses et de violences. Ceux qui sont censés bénéficier de cette loi - les personnes homosexuelles et les enfants - en seront d’ailleurs les premières victimes. L’enfant n’est pas reconnu en tant que personne mais réclamé en tant que droit. Et l’on enrôle les homosexuels dans une course aux droits dont ils ne veulent pas pour promouvoir une idéologie libertaire dangereuse : affranchir l’humanité de ses limites corporelles, des limites de l’engendrement relève de l’utopie. Seul le réel apaise et pacifie.