Santé et humanisation de l’homme : une utopie ?

mardi 6 décembre 2011


Béatrice Birmelé, Laurent Lemoine - Revue d’éthique et de théologie morale - Éditions du CERF - 2010 - n° 261 - HS n° 7 - p. 249-257 *


Le système de santé moderne parvient-il encore à assurer la dignité du patient ? Qu’est-ce, au juste, qu’informer le patient ? Quelles sont les limites de la "démarche qualité" et de la T2A (tarification par activité) ? La prise en charge des patients est profondément modifiée par ces réformes. La phronèsis d’Aristote demeure la réponse.


La santé se vit maintenant dans le cadre de la globalisation des maladies et des traitements. Qu’en est-il du particulier et du singulier ? La question vaut d’autant plus que nous connaissons le règne de la neurophysiologie étrangement allié au besoin de croire. C’est ainsi que nous dérivons vers la sécularisation sanitaire actuelle, qui ignore le sujet au profit de la population. En outre, le reflux de l’usage des sciences humaines dans l’enseignement de l’éthique et de la théologie ne permet pas de lutter efficacement contre de tels dérapages.