Dernières joies avant la mort

mardi 6 décembre 2011


Claudie Guimet - Editions du Cerf - Paris - 2011 - p. 8. *


Écrit par une protestante, en charge d’aumônerie, ce texte aborde deux questions cruciales : comment la personne qui va mourir vit-elle ses derniers jours ? comment l’accompagner de la manière la plus efficace possible ?


Cet ouvrage, étayé par une expérience pratique d’accompagnement des personnes en fin de vie, s’attache à montrer qu’une fois la question de la douleur résolue à l’aide d’antalgiques, chacun peut vivre en toute quiétude ses derniers jours, en éprouvant des joies souvent inattendues. En faisant parfois des découvertes essentielles, non envisagées dans sa vie de bien-portant, tels l’altruisme, la solidarité, la charité, l’amitié, et très souvent, y compris au tout dernier moment, celle de Dieu.


Sans insister sur les questions d’ordre religieux, l’auteur a surtout voulu réconforter les humains que nous sommes tous, angoissés par la perspective de la mort. Il est temps de briser les tabous : la mort peut et doit être vécue sereinement. Elle est une fatalité, donc inéluctable, mais la charge de tristesse et de culpabilité peut être grandement atténuée.


L’auteur a perdu son fils aîné, âgé de vingt-huit ans. Forte de cette expérience, elle a donc pu approcher les personnes en fin de vie et leurs familles, en connaissance de cause. Elle s’est aperçue que la mort n’est pas si dramatique qu’on s’attache à le penser dans les civilisations occidentales. Celle-ci n’est pas la fin de tout. C’est un simple passage, que nous tous devrions nous préparer à franchir sans peur. Puisse ce modeste texte nous y aider...