La vie artificielle : le statut moral des êtres vivants artificiels

mardi 6 décembre 2011


Bernard Baertschi, Ariane Willemsen - Edité par la Commission fédérale d’éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) - Volume 6 de Contributions à l’éthique et à labiotechnologie - 2009 *


Bernard Baertschi est maître d’enseignement et de recherche au Centre interfacultaire de bioéthique et sciences humaines en médecine de l’Université de Genève. Travaillant dans les domaines de l’éthique normative et de l’éthique pratique, il est notamment l’auteur de Enquête philosophique sur la dignité. Anthropologie et éthique des biotechnologies (Genève, Labor & Fides, 2005) et de La Neuroéthique. Ce que les neurosciences font à nos conceptions morales (Paris, La Découverte, 2009).


Ce volume pose la question du statut moral des êtres vivants artificiels. Il est important de déterminer le statut moral des différents organismes vivants, car c’est sur ce statut que nous nous appuyons pour savoir comment nous devons les traiter et quelles limites la morale est à même d’imposer à l’usage que nous en faisons.


Jusqu’à présent, les êtres vivants que nous connaissions étaient tous naturels. Dans un avenir proche, il est fort probable que nous parvenions à produire des êtres vivants artificiels - c’est du moins le projet de la biologie synthétique. La question se pose alors de savoir si le caractère artificiel de ces êtres doit avoir un impact sur leur statut moral.


Pour pouvoir y répondre, cet ouvrage commence par préciser ce que signifie l’attribution d’un statut moral à une entité. Puis, défendant une conception de la vie qui se veut en accord avec les sciences biologiques, il examine les différentes significations que prend l’opposition du naturel et de l’artificiel.


En conclusion, il montre que le fait qu’un organisme vivant soit naturel ou artificiel ne doit avoir aucun impact sur son statut moral.