L’embryon : formation et animation. Antiquité grecque et latine, tradition hébraïque, chrétienne et islamique

mercredi 26 octobre 2011


Luc Brisson - Marie-Hélène Congourdeau - Véronique Dasen - Ann Ellis Hanson - Véronique Boudon-Millot - Jean-Baptiste Gourinat - Jacques Jouanna - Bernard Pouderon - Editions Vrin - 288 p. - 2008


L’embryon humain est-il un végétal qui devient un animal lorsqu’il sort à la lumière et reçoit une âme dont l’intelligence ne se manifestera qu’à partir de l’âge de raison ? C’est bien ce que soutient un traité ancien qui fut d’abord attribué à Galien, le célèbre médecin de l’époque impériale, mais qui l’est désormais à Porphyre, le disciple de Plotin. Cette définition de l’embryon s’oppose à ce qu’Hippocrate, Aristote, les stoïciens ou encore la Genèse enseignaient sur l’origine de la vie humaine ; elle s’inscrit également en faux contre l’opinion commune, qui penchait plutôt pour une formation et une animation progressives de l’embryon. Le débat dans lequel ce texte s’inscrit se poursuivra dans les traditions hébraïque, chrétienne et islamique. Avec les recherches menées au XVIIe et au XVIIIe s., la question de la formation et de l’animation de l’embryon deviendra l’objet d’un savoir biologique, qui ne cessera de se développer. Et pourtant, en dépit de découvertes scientifiques étonnantes et d’innovations techniques prodigieuses, les questions philosophiques et théologiques que les textes anciens posaient sur la formation et l’animation de l’embryon gardent toute leur actualité. Ce recueil en propose une synthèse, la plus complète possible.