The Foundations of Human Rights

mardi 6 décembre 2011


Lawrence Dewan, O.P. - Science et Esprit - Revue de philosophie et de théologie Canada - Vol. 62 - mai-déc. 2010 - Fasc. 2-3 - p. 227-236


Après avoir présenté la doctrine de la loi naturelle comme justification philosophique de la doctrine des droits humains et mis l’accent sur le fondement de cette loi, à savoir la nature comme produit de la sagesse divine, je situe la justice comme le domaine du droit ; ce que nous entendons par "droit" est précisément ce qui, dans la pratique de la justice, présente un caractère de rectitude ou de droiture, par exemple "la juste rétribution en échange de services reçus". À la différence d’autres réalités d’ordre moral, comme la modération ou le courage, ce qui dans l’ordre de la justice s’identifie à la rectitude ou à la droiture possède une objectivité singulière, encore qu’il puisse exister, comme je le souligne, des exceptions classiques au cœur même de la justice naturelle. J’examine ensuite la façon dont Thomas d’Aquin rend compte de "ce qui parmi les peuples est considéré comme droit", le ius gentium, où l’élément "d’évaluation rationnelle des situations" entre dans l’évaluation de ce qui est droit. Cela m’amène à considérer dans cette perspective la notion de propriété et de possession des biens. J’explore pour terminer notre mode de connaissance de la loi naturelle, en tant qu’il fait appel à la connaissance de Dieu comme auteur de la nature et de l’humanité. Là où Maritain insistait sur la "connaissance par inclination", je souligne la priorité de la connaissance par rapport à l’inclination.