La sédation dans une philosophie de l’action

lundi 30 mai 2011


É.-F. Fourneret - Éthique Santé - Éditions Elsevier Masson - Vol. 7 - n° 4 - déc. 2010 - p. 175-178 *


Beaucoup de personne considèrent la sédation soit comme une euthanasie, soit comme un acte de prendre soin de quelqu’un. En d’autres termes, certains d’entre eux préfèrent distinguer les actes quand d’autres les considèrent équivalents. Mais notre propos propose de mettre en avant la spécificité de la sédation sans se référer directement à l’euthanasie. Nous n’argumenterons pas pour ou contre une position. Nous préférons faire remarquer trois points qui déterminent la sédation. Il se peut que cette analyse soit insatisfaisante pour plaider pour un accord mutuel. C’est pourquoi, nous n’affirmerons pas clore le débat. Maintenant, nous voulons décrire quelque peu ce que sera notre discussion : nous ferons référence à deux disciplines : l’épistémologie et la philosophie de l’action. Tout d’abord, nous développerons la sédation dans une logique de "remède". Ensuite, nous mettrons en avant sa structure arborescente et dynamique. À partir de là, nous montrerons un processus logico temporel qui devrait permettre d’introduire la distinction entre action intentionnelle et non intentionnelle d’une nouvelle façon.