Corps en miettes



Sylvienne AGACINSKI - Flammarion - 2009 - 100 p.*


Non, la France n’est pas en retard, elle est en avance sur la protection, par la loi, de la dignité des personnes et de leur corps. En posant la question des "mères porteuses", ce livre n’a pas d’autres but que de défendre cette dignité. La femme n’est pas un outil vivant.


La révision des lois de bioéthique de 2004 approche, avec son lot de controverses sur les principes qui doivent gouverner notre approche des sciences du vivant. La philosophe Sylviane Agacinski apporte sa pierre à ces débats, qui se concluront en 2010 par un texte de loi, en rédigeant un implacable réquisitoire contre les mères porteuses. "L’instrumentalisation du ventre féminin n’est rien d’autre qu’une forme grave d’aliénation qui ne peut trouver un alibi dans une finalité thérapeutique", écrit-elle. Pour Sylviane Agacinski, la gestation pour autrui mène inéluctablement à la marchandisation des corps. (Anne Chemin - Le Monde du 14 mai 2009)

C’est au nom de la dignité humaine que la philosophe Sylviane Agacinski mène le combat. Déjà Kant avait insisté sur ce point, pierre angulaire de notre morale. La personne humaine n’a pas de prix et c’est un impératif que de respecter sa dignité...
Il faut prendre garde que le droit équitable ne meure. Après tout, le nazisme a aussi produit tout l’arsenal juridique propre à imposer, justifier et défendre une soi-disant prééminence biologique et raciale. Voici une charge vigoureuse et salutaire contre la location du ventre féminin. (Alain Rubens - Lire, juin 2009)